Pensée du jour :
Nul ne sert d'aller haut, vite et loin, si l'on oublie de regarder par où l'on passe.
Bien remis physiquement de nos 28 kms, nous voici de nouveau sur les chemins dès 7h45. Juste une petite pause à la boulangerie pour prendre 2 baguettes bien fraîches et faire 200 m pour franchir à nouveau le pont sur le Lot que nous suivons sur la rive gauche. Mais à peine avions nous enjambés ce pont, que les premières gouttes tombent. Un coup d'oeil vers le ciel, il ne faut pas hésiter, il est trop sombre, mettons nos capes. Si je vous précise ceci, c'est que l'opération demande au moins 5 mn et que c'est aussi compliqué que de s'occuper d'un âne bâté.
Nous voici enfin parti le long de cette belle rivière qui trace des méandres au milieu de cette gorge du Lot couverte de châtaigniers et de chênes.
Voici une pèlerine du neuf - trois, casquette vissée de travers, qui fait sécher sa cape après 45 mn de pluie. Elle rate sur sa droite les reflets du soleil sur les gouttes d'eau accrochées aux herbes hautes.
Au bout d'une heure, nous nous séparons du Lot qui va suivre son chemin, enfin son lit, jusqu'au barrage de Golinhac. Pendant ce temps nous allons à nouveau reprendre de la hauteur puisque nous passons de 320 m à 649 m. Cette montée se fait par de ravissants petits sentiers, mais encore bien mouillés.
2 heures après notre départ, nous voici sur le plateau d'où nous avons une vue superbe sur l'horizon et le château d'Espalion.
Maintenant, installez-vous bien confortablement dans votre fauteuil, fermez les yeux et écoutez le silence de la forêt.
Ce moment de pur bonheur nous le goûtons avec plaisir, mais il faut rouvrir les yeux et continuer notre chemin.
Midi sonne tout juste au clocher de l'église de Golinhac quand nous nous attablons à l'auberge du village.
Après s'être bien réchauffé à l'intérieur du bâtiment nous prenons la direction d'Espeyrac à 1h30 de là.
Sur le chemin nous rencontrons aussi d'étranges Jacquaires. Ceux-ci me semblent bien empotés
Nous contournons le moulin de Célis. Son existence est attestée depuis le XIVème siècle. C'était un moulin à céréales et à foulon. Le foulonnier était l'artisan qui foulait au moulin ses étoffes de laine pour obtenir des vêtements plus blancs (l'ancêtre de la Mère Denis).
Tous ces vallons sont très élégants, de jolies courbes, mais la conséquence, c'est qu'il faut sans arrêt monter et descendre. Dernier dénivelé de 140 m pour arriver au gîte Domaine de Senos à Sénergues vers 16 h.
La tour carrée date de 1385, tandis que le corps du logis est plus récent, fin du XVème siècle. Selon les archives locales, il y a même un souterrain la reliant à l'église.
La visite du village étant faite, nous n'échappons pas au rituel quotidien, douches, installation du couchage, courses, cuisine, repas.
Ça y est, enfin nous nous couchons vers 9h et déjà, 3 mn après, j'entends Babeth dormir à poings fermés, pendant que je rédige mon blog.
Cumul: 549 kms
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