Poème du jour :
Marcher dans l'épaisseur du temps
Semer des mots sur les chemins
Cerner la douceur de l'instant
à saisir au creux des deux mains.
ETE vibrant de sueur
ETE puissant, brûlant
ETE bourdonnement
torpeur des insectes
mots croissant
comme des ailes
Comme le soir au grillon.
Quel beau panorama en prenant le petit-déjeuner ce matin. Plein de calme, de sérénité. Sac à dos serré, il est 8h15 et me voici aussitôt en ascension vers le plateau. Depuis Bouzies, c'est le Lot de nouveau qui m'accompagne.
Festival d'odeurs de nouveau ce matin. Passant entre les buis qui diffusent leur senteur de bois sèchant au soleil. Mais aussi le parfum enivrant des chèvrefeuilles aux couleurs pastels.
En approchant de Cahors, le Lot devient très sinueux. Tantôt nous nous en approchons, en le surplombant, tantôt nous nous en éloignons, direction le maquis du plateau. Et je surveille le moment où le chemin commencera sa descente annonciatrice de l'approche d'un village, celui d'Arcambal.
Le village passé, cette fois-ci je ne remonte plus sur les sommets, mais je longe bien gentiment les bords du Lot, jusqu'à Cahors où j'arrive à 13 h.
Je retrouve Babeth pour manger avec elle à l'ombre de glycines avant une petite pause café. Nous passons par l'octroi pour faire tamponner notre credenciale. Moment symbolique du pèlerinage qui a l'avantage d'un accueil toujours très attentionné des hospitaliers. Ils nous offrent des boissons rafraîchissantes, et tiennent choses essentielles, les statistiques. Nous étions déjà une cinquantaine de pèlerins passés par là ce matin, et ce sera quasiment le double pour la journée. Nous y croisons notre canadienne de Québec et nos deux australiens que nous avions quitté à Béduer, car ils empruntaient le GR65. Nous nous avions opté pour la variante du Célé, plus jolie.
Nous ne manquons de passer devant le célèbrissime Pont Valentré. Juste pour le plaisir des yeux, car je dois l'emprunter demain matin pour me hisser sur les hauteurs.
Ce soir nous couchons au terrain de camping, sur les bords du Lot, avec le plaisir de retrouver notre toile de tente. Il fera certainement moins froid que nos essais d'il y a un mois.
Petite visite de la ville, une fois notre grande lessive faite pour profiter du chaud soleil.
18h30 messe pour les pèlerins, avant d'aller nous restaurer au Bergougnioux.
Cumul: 717 kms
Bonjour Jean-Yves et Babeth, quel plaisir de revivre sur votre blog le chemin que j'ai fait jusqu'à Decazeville, et que de choses j'ai ratées (vos photos en témoignent)!!!! mais vous avez l’œil des habitués et moi celui du néophyte qui pour mon premier bout de chemin était plus préoccupé par le sentier et par mes pieds que par les paysages fantastiques traversés. je vous souhaite un bon chemin et j'espère que les petits soucis de pied de Babeth se régleront rapidement. je continuerai à vous suivre en souvenir d'une sympathique rencontre.
RépondreSupprimerJean-Baptiste (le toulousain de Saugues)