lundi 3 juillet 2017

66 ème jour - Villapanada - La Espina - 28 kms

3 juillet 2017

Même si un monstre de bitume vient perturber de temps en temps la vue sur ces collines,  ceci ne m'empêchera pas d'admirer les villages fleuris et les prairies "décorées"  de vaches rousses. L'authenticité et le charme sont le coeur des Asturies.

En tout cas pour commencer ce matin, dès 7 h c'est le brouillard qui va m'accompagner et me donner l'impression de ne pas encore être réveillé.




Il fait tellement gris que j'ai failli ne pas voir le monastère del Salvador de Cornellana.  Et pourtant cet édifice fondé en 1024 par l'infante Cristina, fille du roi de Léon Bermudo est imposant, mais en pleine restauration.




Juste un coup d'oeil et je prolonge mon étape à travers la vallée de la Nonaya pour faire 19 kms, ce matin. Salas sera donc ma pause matinale, dont les seuls vestiges médiévaux de cet itinéraire ancestral sont l'église gothique Saint Martin, d'allure quasi militaire ainsi que la tour de l'ancien château des Valdes -Salas.




Il est tôt,  11h15, mais il faut s'adapter,  je ne trouverais aucun village cet après-midi.  Je mange donc au bar La Luciana , au pied de la tour. Pour 3 euros, j'ai une tortilla et un café americano. Et sans doute, parce que je suis le plus vieux des pèlerins du jour, la tenancière m'offre une banane et un bocadilla pour El camino. Car depuis que je suis passé à Oviedo, nous sommes en juillet et la moyenne d'âge des pèlerins a fortement chuté. J'ai l'impression chaque soir d'être le seul à avoir les cheveux blancs.

Je dois repartir si je veux trouver une place à mon albergue de Bodenaya à 2h30 de là.  Les cloches de l'église sonnent les douze coups de midi, quand subitement je me lève et surtout le soleil fait son apparition. J'ai eu l'impression qu'il n'attendait que ce son de cloches pour déployer ses doux rayons.

Deux heures de montée pour rejoindre les plateaux de La Espina. Mais j'ai le plaisir d'évoluer sous une couverture de châtaigniers et de chênes, près d'un ruisseau qui diffuse sa fraîcheur et sa douce musique jusqu'à la cascade de la Nonaya.








Et voilà le plateau où l'on retrouve les pâturages et comme je vous disais l'authentique.






Il est 14 h lorsque j'arrive à l'albergue,  mais il ne fallait pas tarder. Il n'y a que 16 places,  et une demi-heure après, il était complet.




J'adore ces après-midis de repos dans un hameau, où aucune voiture ne circule.  Je peux choisir mon côté de la ruelle,  suivant que je veuille être au soleil ou à l'ombre. Les villageois passent et engagent la conversation, une folklorique musique dont je perçois de temps en temps le sens.


Je sens que l'ambiance va être très sympathique. Alejandro veut gérer son albergue, comme si nous étions en famille. Ainsi donc, il prépare le repas pour le prendre en commun à 20 h. L'heure du réveil va être décidé ensemble au cours du repas et se fera par diffusion d'une musique douce. Petit déjeuner communautaire également.

Il est proche de 20 h. Nous commençons par l'apéritif au cidre servi dans la rue à la méthode asturienne. Puis il faut boire son verre cul-sec,  ce que j'ai fait.




Ensuite repas asturien bien arrosé de vinô tinto. Ce repas populaire, la Fabada est un plat à base de haricots blancs, de différents types de charcuterie, de porc, d'épices et de safran, tout ceci riches en calories.




Cumul:   1.794 kms

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