mercredi 12 juillet 2017

75 ème jour - Arzua - Santiago de Compostela - 42 kms

12 juillet 2017

Dernier jour pour me rendre à Santiago, même si l'étape paraît un peu longue. Je vais retrouver les plantations d'eucalyptus et le flot incessant d'individus affublés de sacs à dos et chaussés de godillots, appelés plus couramment des pèlerins de Compostelle.



Je suis dans un état fébrile. Est-ce le sentiment d'une fin de voyage, la joie de toucher au but ?

Toujours est-il, je ne suis pas en terre inconnue. Nombre d'endroits me rappelle mon passage en 2015. Les espagnols semblent prendre soin de leurs pèlerins en plantant des arbres-bancs ou avec leur bien curieuse façon de faire des statistiques. Ils leur restent jusqu'à compter les cadavres que les pèlerins laissent.



Le flot de pèlerins est malgré tout moins important que je ne le craignais, ce qui me satisfait pleinement. Le temps passe et me voici près de la chapelle St Irène, cachée du passage des pèlerins et qui bien sûr a sa source toute proche.





Mais l'heure de midi approche et je dois commencer à me réhabituer à déjeuner aux heures françaises, alors je pose mon sac au pied de la chapelle St Vincent, dans le hameau de Brea.




La journée n'est pas finie, il commence à faire chaud,  mais par chance le chemin passe très souvent dans les forêts d'eucalyptus.





La tentation de m'arrêter à Lavacolla (dernier point d'eau avant Santiago) afin de respecter la tradition est grande. Arrêt obligé pour les pèlerins médiévaux, l'occasion de se laver (lava colla), de mettre ses affaires en ordre et de se faire beau avant d'aller honorer Saint Jacques. Mais moi, je me dis,  çà sera sûrement mieux à l'albergue,  ce soir.

Et la dure réalité du monde moderne se rappelle très vite à nous, lorsque surgissent les autoroutes avec leurs échangeurs et le survol des avions indiquant que l'aéroport est tout proche.



Lavacolla est déjà du passé moyen-âgeux,  comme mon départ en avril, sous la neige, est déjà si loin.

Il reste tout de même une dizaine de kms. Je dois d'abord passer par El Monte do Gozo et son monument commémorant le passage du pape Jean-Paul II en 1993. De ce site, nous avons une vue plongeante sur Santiago.






Dans la petite chapelle attenante, les "marchands du temple"  ont envahis la place, ne laissant guère de quiétude au lieu.

Reste à peine 4 kms pour descendre sur Santiago. L'émotion est grandissante jusqu'à atteindre la Place de l'Obradoiro et sa cathédrale toujours en travaux.









Je me dirige vers la sortie de Santiago,  direction le chemin de Fisterra, pour trouver mon albergue "Roots And Boots" d'où j'ai un magnifique point de vue sur la cathédrale.




Je me dégourdi les jambes en flânant dans la cité historique en pleine effervescence.




Cumul:  2.002 kms

1 commentaire:

  1. Bravo une fois de plus tu nous montres ton courage et ta force sur ce chemin...Tout au long de ce blog j'ai repensé chaque instant du Camino Frances que nous avions fait ensemble. Depuis quelques jours cette fin du chemin que je relisais plusieurs fois de suite me replongeait dans ce chemin . Il faut l'avoir fait pour connaître le sentiment intérieur que nous avons de cette entrée à St Jacques de Compostelle...et qui ne nous quitte pas ...chaque jour de notre vie fait un événement pour y penser !
    Bravo à nouveau

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