mardi 11 juillet 2017

74 ème jour - As Seixas - Arzua - 27 Kms

11 juillet 2017


Profitons des derniers chemins creux pour traverser les ultimes hameaux avant Melide situé à 14 kms.

Comme un suprême cadeau fait par El camino primitivo, le soleil pointe son nez dès mes premiers pas. Le chemin passe derrière l'albergue et va rejoindre la colline aperçue hier soir. Une certaine émotion s'empare de moi, je sais que c'est la fin de ce beau chemin emprunté depuis Oviedo. Mon ressenti est celui des instants, comme celui de la fin des vacances au bord de mer, où l'on veuille, une dernière fois, se baigner.







Pas un souffle d'air, même les grands oiseaux blancs semblent vouloir me faire leurs adieux, en se tenant debout là, alignés pour me faire une haie d'honneur, les ailes immobiles.




Je m'approche de Melide, l'agitation des grandes villes commence. C'est tout d'abord les voitures qui ouvrent le bal, puis la population devient plus dense, enfin et surtout, je croise le Camino Françès.  Et là des sacs à dos partout. Toutes les langues s'expriment. J'aurais presque un coup de blues,  tout étant si soudain.


Melide réputé pour ses " pulperias ", serait une bonne occasion de s'arrêter pour déguster un " pulpo gallego" (poulpe bouilli assaisonné de piment et arrosé d'huile d'olive). Mais à 10h15 le matin c'est trop tôt et j'ai déjà fait l'expérience en 2015. Alors je vais me contenter d'un café.








Mon café avalé,  je repars vers l'église romane Santa Maria du XIIIème siècle et ses fresques du XVIème. Le ton est donné sur ce camino françès,  terminée la solitude des chemins creux.








Plus besoin de se demander si nous sommes bien sur le chemin, fontaine, calvaire et église romane nous le rappellent, comme à Boente.  L'occasion pour moi de faire tamponner ma credenciale.





Toujours par les chemins,  certes, ils ne sont plus creux, je vais en direction de Ribadiso (sur les rives de l'Iso). Rio enjambé par un vieux pont à une seule arche. L'ancien hôpital de pèlerins San Anton est désormais transformé en albergue, autant dire qu'il poursuit sa mission.






A peine 2 kms et Arzua va m'accueillir pour la nuit, dans une albergue privée, car pour une albergue municipale,  il faut faire la queue. Pour quelques euros de plus, je serais plus tranquille.

Il est 13h30 lorsque Maria m'ouvre la porte de l'albergue "Casa del Peregrino".


Je vais ensuite prendre mes combinados, avant de passer au rituel habituel et préparer ma journée de demain.




Cumul: 1.960 kms

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