lundi 17 juillet 2017

80 ème jour - Muxia - Fisterra - 38 kms

17 juillet 2017

Dernière étape de mon périple de près de trois mois et pas la moins émouvante.

Je pars à 6h45, en ayant pris soin de vérifier que les bus ne sont plus en grève.

Pour sortir de Muxia je longe la côte, accompagné par le chant des mouettes, mais très vite je m'enfonce dans les forêts d'eucalyptus.



Au lever du soleil, en me retournant, ne manque plus que le chameau et je suis transporté au Maghreb.



De temps à autre, la mer apparaît furtivement, mais le temps est couvert et la beauté des lieux n'est pas mise en valeur.




Cette étape est particulièrement sauvage, les hameaux sont rares.







Plus j'approche de Fisterra, plus le brouillard s'intensifie et je ne verrais rien.
Et comme l'indique ce panneau, si c'est ce cas hélas, c'est là qu'est l'os.



J'arrive sur les coups de 13 h dans le centre de Fisterra.  Je vais manger au dessus du port.






Puis je me rends directement avec mon sac à dos au phare de Fisterra à 3,5 kms.

Dernière rencontre improbable je croise le seul français qui dormait dans l'albergue San Juan de Villapañada le soir du 2 juillet. Nous nous n'étions pas revu depuis. Échanges chaleureux.

Je veux marquer la fin de mon périple en refusant de passer par l'albergue pour y déposer mon sac à dos. Cela m'évite la sensation de le faire en touriste et je saisi, dans cette ultime marche, une émotion plus forte encore, lorsque je touche la borne "0 km".







Malheureusement,  comme précisé sur le panneau en fin de matinée, cet après-midi le brouillard ne s'est pas levé.





Je suis resté malgré tout une bonne demi-heure, assis face à la mer,  repensant aux multiples moments forts de ce chemin, remerciant le Très Haut de m'avoir donné la force et la forme pour le faire jusqu'au bout.



Buen Camino en la vida.


Je redescend vers Fistera où j'arrive à 16h30 pour prendre place dans l'albergue Arasolis.




Maintenant je vous laisse, je vais faire ma popote et au lit dans une chambre à 6.


Cumul:  2.128   kms

2 commentaires:

  1. 👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏
    Je savais que tu arriverai au bout du bout ... je suis très contente pour toi pour le courage et la force que tu as eu...et merci pour l'aventure que tu nous as fait vivre chaque jour.

    RépondreSupprimer
  2. Hop hop et nous alors ... comment allons nous faire sans notre moment d'évasion quotidien. 3 mois, chaque jour à te suivre pas à pas, enfermés dans nos bureaux.
    Blague à part : Chapeau bas M. le marcheur, quelle épopée !
    Eric.

    RépondreSupprimer