La nuit a ressemblé à un film d'épouvante. Il tombait des trombes d'eau, le vent soufflait tellement fort, qu'il hurlait sous les portes et les faisait trembler. Et pourtant, ce matin, il faut se sortir du lit, la journée est annoncée sous les mêmes hospices. Je prends toutes les dispositions pour ne pas être trempé, même s'il faut employer le système D.
Je pars à 7 h, et cette fois je m'éloigne de la côte, aussitôt sorti de La Isla, pour rejoindre 15 kms plus loin le petit village de Sebrayo. Je prends la direction des montagnes asturiennes. Çà y est, 10 mn après, les pluies diluviennes reprennent.
Autant dire que la visibilité est nulle. Pour ajouter au calvaire, un bruit de fond m'accompagne toute la matinée, celle de l'autoroute toute proche. Je marche tête baissée, prenant la pluie en plein de face. Évidemment, je rate un changement de direction et rallonge le chemin de 3 ou 4 kms. Je voulais faire ma pause à 10 h à Sebrayo, en fait il est 11h et ce hameau n'a même pas de bar.
Alors seule solution continuer, toujours sous une pluie battante vers Villaviciosa à 1 h de là. Je vais pouvoir manger chaud et au sec.
En repartant, je fais un petit détour par l'église de San Juan de Amandi (toujours fermée), avant de grimper vers l'Alto de la Campa à 400 m tout de même.
Peu avant je dévie ma route pour descendre vers le monastère de San Salvador de Valdedios, tenu par des soeurs cisterciennes. Cet ensemble se compose d'une église préromane du IXème siècle (El Conventin), de l'église romane Santa Maria du XIIIème siècle et du Monastère.
S'y trouve une albergue, alors j'y reste pour faire sécher mes chaussures et chaussettes. Car au final, l'eau a tout de même fini par pénétrer. Par contre la nouvelle bâche que j'ai acheté à St Jean Pied de Port a rempli son rôle à perfection.
Cumul: 1702,5 kms