Je regarde la météo avant de partir et constate que les températures annoncées pour cet après-midi sont de 38 degrés. Je me décide donc d'en faire une journée de repos et de ne pas dépasser 15 kms. Il s'agit d'une étape vallonnée et jacquaire, donc avec des dénivelés moins fort. Je longe tout d'abord le Rio l'Aribai jusqu'au hameau de Iruzubieta. Il apporte un peu de fraîcheur. D'ailleurs les enfants ne s'y trompent pas, ils en profitent pour patauger dans l'eau sous l'oeil inquiet des grands.
Il me faut 1h30 supplémentaire pour atteindre le monastère haut perché de Cenarruza-Ziorta qui recevait dès le XIIIème siècle les pèlerins. Un moine cistercien tient le magasin de produits monastiques. J'en profite pour acheter, au hasard, c'est ce qu'il y a de moins lourd, une tablette de chocolat. Nous discutons des monastères et me demande si je connais l'abbaye d'Entrammes. Est-ce ma réponse positive ou mes yeux brillants de gourmandise, il m'offre une deuxième tablette et me souhaite buen camino.
Prochaine étape, le village de Munitibar, je me dis avec un tel nom ce village doit être muni d'un petit bar, pour se désaltérer. Chouette, c'est le cas et les pèlerins ne s'y trompent pas, tout le monde s'y arrête et fait un tour à la fontaine de la place pour se rafraîchir. Je fais de même, je remplis mon chapeau d'eau fraîche que je mets d'un coup sûr la tête. J'ai l'impression que la température de mon corps baisse aussitôt de quelques degrés. Après ce réconfort, il me reste 1h de marche pour m'arrêter à l'albergue Andiketxe en pleine réserve naturelle. Hélas, j'ai beau toquer et sonner, personne ne répond. Je décide de manger à l'ombre près d'une fontaine, avant de reprendre le chemin qui s'élève en forêt.
Les références à l'histoire ne manquent pas tout au long de ce trajet, en empruntant l'antique calzada qui me conduit à Artzubi, dont nous apercevons la chapelle, je franchis un bien sympathique pont médiéval.
Heureusement que nous évoluons en forêt, il fait déjà 36 degrés et je dois marcher encore 2h30 pour arriver à Gernika, fondée en 1366 par le comte Tello et douloureusement célèbre par son bombardement le 26 avril 1937, par la légion Condor allemande. Picasso ayant rendu hommage à ce bombardement par son oeuvre " Gernika".
Je me rends à l'albergue du même nom et peut prendre ma douche et faire la lessive. Inutile de vous dire, que je n'ai même pas fini mon blog que mon linge est déjà sec.
J'attends 18h pour aller faire mes courses, visiter la ville et trouver un bar - tapas.
Cumul: 1352 kms
Encore et toujours du chocolat 😂😂😂😂
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