Je contourne ce très gros rocher de 14 kms de circonférence qui protège la ville de Santona des fureurs de l'océan, pour rejoindre la plage de Berria et longer la côte jusqu'à Noja, distante de 8 kms.
Le temps n'est pas de la partie, hélas, et ne permet pas de mettre en valeur cette curiosité sur la plage. Ces cailloux semblent être tombés de la poche d'un géant et éparpillés sur le sable et dans les eaux.
Puis c'est l'incursion dans les terres pour rejoindre Guemes. Petite étape que celle de ce jour.
Cette fois, le décor change, les cultures et l'élevage reprennent leurs droits, dans ces terres plus vallonnées. Mais l'on voit que nous avons changé de régions, les fermes sont moins coquettes que dans le pays basque, voir même répugnantes. Autant j'aurais mangé par terre dans la cour des fermes basques espagnoles, autant j'hesiterais à marcher avec mes chaussures de rando dans celles de Cantabrie.
C'est étonnant, je ne vois jamais personne sur le chemin. Par contre, dans les endroits stratégiques, les cafés, il y a toujours un rassemblement de pèlerins. A croire qu'ils s'y font déposer, sans marcher.
L'occasion d'ailleurs de faire le point sur le chemin restant à faire, comme il est indiqué ici, 21 kms pour Santander et 21 cms pour le distributeur à café.
Tout au long du chemin, des bijoux d'art religieux agrémentent la marche comme cette église romane de Bareyo, hélas, comme chez nous fermée.
Il est 13 h quand je grimpe la dernière petite côte qui me mène à l'albergue La Cabane del Abuelo Peuto de Guesmes, sans oublier son ermitage San Juan, qui sert de salle d'exposition sur les témoignages recueillis de tous les pèlerins du monde.
Étape réputée à ne pas manquer selon les guides. En effet l'accueil y est fait par le Père Don Pedro (aux cheveux blancs) vieux routard du globe. Ici c'est Donativo et le repas du midi et du soir sont servis copieusement avec vin à volonté, et les chambres très confortables, dans un très joli cadre.
A 19h30 grande réunion d'accueil de tous les pèlerins, suédois, Lituaniens, Slovaques, allemands, irlandais, américains, français, italiens, espagnols..., en tout 15 nationalités ce soir. Jeunes (6 mois) et moins jeunes (à plus de 70 ans).
Il nous a expliqué sa mission de prêtre dans les zones reculées, à 20 Kms d'ici, pour l'éducation et la solidarité envers des populations d'illétrés. Cette mission, il l'a poursuivi en Afrique et en Amérique latine. Et il y a 18 ans, il a ouvert cette albergue bien spéciale, dans une ferme familiale, pour poursuivre cette mission de solidarité envers les pays en difficulté, mais aussi, dans l'esprit du chemin, envers les Pelegrinos. Chacun y va donc de son obole en fonction de ses convictions.
A l'issue repas en commun, nous étions une cinquantaine à l'intérieur et plus d'une vingtaine dehors.
Cumul: 1.495,5 kms
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire