Hier nous avons pu voir la prochaine destination sur le mur de l'albergue, Santander. Cette grande ville est située de l'autre côté de la baie et je vais une nouvelle fois emprunter un bateau pour rejoindre le centre-ville et sa cathédrale. Mais en attendant, je pars de nouveau à 7 h pour Galizano à 3,5 kms et suivre ensuite la Senda Costera, jusqu'au port d'embarquement.
Ce lever de soleil dans un léger brouillard annonce une meilleure journée que ces derniers temps.
Je longe la côte et en une heure de marche j'arrive aux falaises tourmentées qui descendent ensuite progressivement vers la plage de Langre. Me reste plus qu'à rejoindre Somo et son port d'embarquement.
La traversée se fait en 1/2 heure. En effet je préfère éviter les 20 Kms supplémentaires que m'aurait infligé le tour de la baie par la zone industrielle, sans aucun intérêt.
De l'autre côté, c'est une belle ville propre et agréablement arborée, mais sans attrait architectural, en raison d'un immense incendie en 1941.
La sortie de Santander se fait en 1h en passant devant la cathédrale, pour traverser ensuite la campagne et ses nombreux villages, monotones et tristes pour arriver à Boo de Pielagos.
Je voulais aller à une messe à Santander, mais il était trop tard, j'ai marché jusqu'à 12h30, quand en arrivant près de l'église de Santa Cruz de Begona, j'entends les premiers chants qui s'envolent du porche de l'église. La messe vient juste de débuter, je vais donc pouvoir y participer. Tant pis je mangerais après. Quelle surprise l'église est pleine à craquer et priante, de quoi faire rougir d'envie nos prêtres. Une messe ordinaire pourtant.
C'est après avoir grignoté un reste de fromage, une banane et une orange que je reprends la route pour Boo de Pielagos à une heure de là.
J'ai déjà essayé les passages en bateau pour franchir les rios. Cette fois-ci, pour le Rio Pas, je vais utiliser le train pour rejoindre en 5 mn Mogro. Vous allez me dire c'est de la triche. Les pélerins du moyen-âge utilisaient eux aussi les moyens de l'époque pour se simplifier le trajet. Je me suis donc adapté, en prenant le train, car il n'y a plus de passeurs en barque.
Le train passe toutes les demi-heures, j'attends donc sur le quai. Il arrive, les portes du train s'ouvrent et qui me tend les bras lorsque je monte, mon tchèque qui n'était pas encore levé quand je suis parti ce matin. Il a pris le train à Santander et compte aller jusqu'à Santillana del Mar. Voici encore les miracles du chemin, se retrouver dans un train au hasard, alors que je vais y rester que 5 mn.
Mogro, je pars à nouveau par la route, ce qui n'est pas très drôle aujourd'hui, pour mes 7 derniers kms. Je passe devant la Virgen del monte, d'où nous avons un joli point de vue, notamment sur le Rio que nous venons de franchir.
Il est 17h30 quand je pose mon sac à l'albergue Clara campoamor de Requejada.
Ce soir je mange avec deux nouveaux français ( Thomas, Claude) dans le bar d'en face.
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