mardi 13 juin 2017

46 ème jour - Bidarry - Ainhoa - 23 kms

13 juin 2017

Cette randonnée sera plus tranquille,  je ne dépasserais pas 716 m au col de Mehatche. La distance s'allonge, 22 kms et 7h30 de marche. La journée s'annonce belle,  malgré les nuages de début de matinée qui se dissiperont rapidement. Tiens,  je pourrais me recycler dans la météo.

Déjà 4 randonneurs de partis sur le GR 10 dès 7h10, mais ils vont vers l'est. Ceux qui vont vers l'ouest sont appelés pèlerins, car ils rejoignent le camino del Norte. Nous sommes trois, une allemande Michèle déjà rencontrée à Harembetz, mais compte tenu de sa petite voiturette attelée dans le dos, elle fait cette traversée par la route. Un Alsacien, avec qui je suis arrivé hier soir à Bidarry, part une demi-heure après moi. Le verrai-je ce soir ?

Je pars donc à 7h30 par une petite route pour rejoindre le Hameau de Harruixea à 1 h de marche. J'ai les jambes très lourdes,  est-ce des restes de la journée très physique d'hier ? Je serpente en fond de vallée, une jolie petite rivière aux eaux si claires.





Puis c'est la montée fulgurante vers le col d'Artzatey à 666 m. Je transpire à grosses gouttes. Car oui il faut grimper et passer à gauche de ce gros rocher, après avoir franchi plusieurs éboulis. Et là haut le panorama se dégage offrant de magnifiques vues.






Je rencontre des randonneurs locaux, pour qui je me prête bien volontiers à la pose photo et qui me conseillent de prendre une variante, qui rallonge certes, mais permet de suivre des crêtes et si je le fais je n'aurais pas à le regretter. Après quelques instants de réflexion, je les suis de loin.











Puis je rattrape le GR après le col de Mehatche et je redescend vers le col des veaux où se situe le gîte de la ferme Esteben. Comme l'épicerie n'était pas ouverte en partant ce matin, je prends un menu spécial randonneur à 16 euros. Et qui vois-je arriver,  mon Alsacien Jean -Pierre, nous déjeunons donc ensemble, une soupière de potage pour deux, une omelette accompagnée de deux saucisses maisons et deux tranches de jambon de pays. En dessert une part de fromage de brebis avec de la confiture de cerises maison. Une bouteille de vin d'un litre et un café. Vers 14 h, nous repartons, et lui aussi me propose une variante qui passe par les crêtes. Je me suis dit puisque je n'ai pas été déçu ce matin,  faisons pareil. Je marche plus vite que lui et le distance rapidement. Quel régal,  cette randonnée,  seul sur les crêtes,  le monde semble m'appartenir, mais je le partage avec les pottoks et les betizus,  vaches sauvages qui vivent uniquement ici sur le Massif du Mondarrin et sur le massif de Xoldokogaina.





Deux heures que je marche, il fait 28 degrés, heureusement sur les crêtes on sent un peu le souffle d'air frais, mais je fais une pause, pour profiter du paysage.  En posant mon sac à dos, mince je vois que mes semelles que j'avais accrochées pour séchage avec des épingles à linge, sont tombées. Bon je n'aurais plus de rechange, croisons les doigts pour qu'il ne pleuve pas avant que je trouve un magasin.

La dernière heure est consacrée à la descente vers Ainhoa. Elle est raide, un vrai chemin de croix. Et c'est un chemin de croix,  ce qui explique ces croix, près de l'oratoire.




Ainhoa,  il est 17h00, quelle surprise lorsque je débarque sur la rue principale, de magnifiques maisons basques aux volets rouges, bordent cette unique rue.





Après avoir pris mes renseignements à l'office de tourisme, je gagne la sortie du village pour trouver le gîte Harazpy.  Peu de temps après arrive Jean -Pierre qui me tend mes deux semelles avec leur épingle à linge. Comme quoi rien ne se perd sur le chemin.



Cumul: 1.186 kms

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