Il est 6h quand je prends mon petit-déjeuner sur la terrasse de l'albergue, juste en face les Monts que je vais devoir gravir. Il fait déjà 24 degrés.
Je quitte la ville en empruntant les chemins forestiers pour rejoindre le col de Gerekiz à 7 kms du départ. Mon but c'est de gagner la capitale de la Biscaye. Mais je m'arrêterai 11 kms avant, afin de pouvoir faire en une seule traite la traversée de Bilbao et sa visite.
C'est donc en qualité de randonneur solitaire que je grimpe dans ces forêts de pins et d'eucalyptus, dans un calme troublé épisodiquement par les moteurs des avions qui décollent de Bilbao. Arrivé au col de Gerekiz, j'ai l'impression d'arriver au paradis, des palmiers, une fontaine, de quoi rester songeur.
Mais le chemin m'appelle et je dois poursuivre direction Goikolexea, son église fortifiée San Emeterio et son calvaire renaissance (1574).
Je fais tranquillement une pause café au joli village de Larrabetzu, 5 kms avant la fin de mon étape.
Mon guide m'indiquait que l'étape n'était qu'une formalité pour aller à Lezama. Ceci est exact puisque j'y suis pour 11h30. Mais arrivé dans cette banlieue de Bilbao, j'ai eu le bourdon. Comme toutes les banlieues, elle est sinistre, une simple ligne droite, sans âme. Vu l'heure, je vois que Bilbao n'est qu'à 11 kms, un jet de bâtons, quoi. Allez hop, je continue de marcher et bien m'en a pris puisque je retrouve les chemins forestiers qui me font monter une dernière fois au Mont April à 400 m d'altitude. Puis 5 kms de descente vers la capitale du pays basque traversée par le Rio Nervion.
Le chemin passe bien sûr par la vieille ville créée en 1300 par Don Diego Lopez de Haro et permet aux pèlerins d'admirer la basilique Santa Begona du XVIème, les vieilles rues avec les bow-windows à chaque bâtiment, la cathédrale Santiago, le théâtre Arriaga.
Mais mon objectif premier, comme toujours trouver mon albergue, du nom de Claret Enea Aterpea, ce qui est plus difficile, dans une grande ville. Pour 11 euros, j'ai le couchage et le petit déjeuner, très correct.
Une fois installé, je peux ressortir, la température ambiante ayant perdu quelques degrés. Je fais mes emplettes, en oubliant mes sous-bois fleurant bon la résine pour plonger dans le tumulte des grandes villes.
Cumul: 1.383,5 kms
Super journée
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